Nouvelle création ! « Le Magasin des Merveilles » le 28/06/2025.
Comédie musicale, opéra slamé et ballet en 4 actes : livret écrit par Jean Favre.
Dans le cadre du gala de danse de l’association LDance Factory, venez découvrir sur scène ce conte aux mille sens mêlant voix, jeu et danse !
Plus d’information et réservation : Ici
- Mise en scène : Lety Le Cam
- Chorégraphie : L. Le Cam, M. Renaud et F. Faucil
- Scénographie : LDance Factory
- Livret et Paroles : Jean Favre
Extrait Acte III Scène 7 – « Coffre au coeur caché » (Aria)
La Petite (grande). – Quelquefois je rêve que je danse
Comme ça sans rien
Sans chaussons de danse
Sans parents pour me rattraper
Au cas où je devrais tomber
Quelquefois, je le fais pas exprès
Je danse dans la rue à l’école chez moi
Sans miroir pour me regarder
Sans personne pour me juger
Sans porte ni plafond
Pour m’arrêter
Heureusement que mes parents sont là
Heureusement il y a des barrières aux balcons et des frontières aux plafonds
sinon je m’envolerais…
sinon je partirais…
sinon tout le monde saurait oui tout le monde saurait où je vais
qui je suis
oui je sais Il ne faut pas, non, il ne faut pas être soi
Quelquefois je rêve que je danse
dans un grand magasin blanc plein de rêves et de songes
un magasin enchanté
des étalages de fées, de lions, d’arbres, de forêts,
des vrais gens
sans déguisement
et pas de parents, ni regrets, pour me regarder
et je me dis qu’il existe un endroit un chemin
qui si je tombais me rattraperait
et je me dis qu’il existe quelque part
un joli chausson blanc
qui m’attend
Quelquefois on dirait qu’il y a
un volcan dans mes pieds
plein de feu et de sang
prêts à s’illuminer
plein de lumières
prêtes à briller
Mais heureusement il y a mes parents
et des fenêtres et des volets
Pour m’empêcher
Heureusement tout cela ne rime à rien
Heureusement il n’y a pas de barreau à l’ échelle
Qui monte vers le ciel
De toute façon, j’irai regarder
Heureusement nous ne sommes pas faits pour nager
Heureusement les petites filles comme moi n’ont pas d’aile
Elles sont elles-mêmes
Heureusement j’ai des fenêtres pour ne pas les fermer
des chaînes sur mes pieds pour pouvoir les briser
un cœur qui sait s’envoler
sans se retourner
Texte: J. Favre, Voix: Cléa
Extrait Acte III Scène 8 – « Arbre de vie » (Duo)
Noir.
Lutin, chuchote : tu es là ?
La Petite : oui !
Lutin, chuchote : je peux rentrer ?
La Petite : oui !
Lutin, chuchote : Où ça ?
La Petite : Là !
Lutin : Où ? Je ne te vois pas !
La Petite : ici !
Lutin, chuchote : C’est toi ?
La Petite : C’est moi !
Lutin : C’est moi ?
La Petite : C’est toi ! … Viens plus près : Je ne te vois pas !
Lutin, chuchote : Ton père n’est pas là ? Le magasin, les fées... Il ne nous empêchera pas cette fois ?
La Petite : Non !
Lutin : Ni ta mère, ni le vent, ni les gens ? Ni le gala, ni la fatalité ?
La Petite : Non ! Ils ne sont pas là ! Nous avons gagné. Viens me montrer enfin qui tu es !
Lutin : C’est moi !
La Petite : oui : C’est toi !
Lutin : C’est toi !
La Petite : oui : C’est moi !
Lutin : Que tu es … danse !
La Petite : Danse, Tu l’es aussi…
Lutin : Et pointes, et Opéra, et danse classique, l’es-tu ?
La Petite : Et Pointes Et Opéra Et Danse classique, je le suis !
Lutin : et modern jazz, l’es-tu aussi ?
La Petite : modern jazz, je le suis !
Lutin : et contemporaine, et step, et hip-hop ?
La Petite : et contemporaine et step et hip-hop !
Lutin : Cabaret, le seras-tu ?
La Petite : Cabaret, je le serai !
[Danse.]
Lutin : Je serai barcarole !
La Petite : Et moi, je serai flamenco !
Lutin : Je serai ton Chausson gauche !
La Petite : Et moi, ton chausson droit !
Lutin : Ensemble nous ferons nos pas !
La Petite : Oui : Et des pas, et des pointes, et des chansons ! Plus de placards, plus de plafonds !
Lutin : Plein d’étoiles, plein de papillons !
La Petite : Plein d’étoiles et de papillons !
Ensemble : Plus de placards, plus de plafonds…
Plein d’étoiles et de papillons !
Texte: J. Favre ; Voix : Jean et Cléa
Extrait Acte III Scène 10 – « Allumettes » (Danse)
La Petite. – Il n’y a pas de lunettes pour le nez…
Personne ne s’inquiète jamais
pour ceux qui sentent de trop près
ou pour ceux qui sentent de trop loin
Certains ont la chance de pouvoir mettre des lunettes
s’ils ne voient pas bien,
des chaussons s’ils ont mal aux pieds,
un sonotone s’ils n’entendent rien…
Hé bien moi, je n’aime vraiment pas bien de loin.
J’en ai parlé à mes parents,
mais on n’a encore trouvé aucun appareil
pour corriger ça.
Je crois que j’aime flou depuis longtemps. – Le gauche, encore ça va…
mais je suis vraiment bigleuse du ventricule droit.
Quand je mets mon cœur sur la pointe des pieds… ça y est je ne sens plus rien.
Prenez par exemple ma maman. (J’apprécie vraiment ma maman quand elle est près). Eloignez la… – Dès qu’elle a fait quelques pas, qu’elle s’en va, mon cœur se cogne partout, contre les fenêtres, contre les portes, contre les murs.
Je vois bien que j’aime très mal de loin.
L’autre jour un lutin m’a volé mes chaussons depuis l’autre côté de la rue, je ne l’ai même pas vu passer.
J’ai dû me baisser pour le ramasser. J’ai mis mon cœur sur la pointe des pieds.
Il a cherché partout Et impossible de le retrouver.
Il faudrait que mon cœur puisse regarder plus loin
Que le bout de son nez,
Mais lui, les pointes, il ne sait pas les faire…
Texte : J. Favre ; Voix : Cléa
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