Archives de l’étiquette : Poème
Des Fourmis
Cet Endroit
Vacances en Toscane
L’Air d’hier
As-tu reçu Le morceau de ciel que mon visage effleurait hier ? Poussé par le vent et la rotation de la Terre, Est-il parvenu jusque dans tes yeux, dans ton air ? Il devrait t’être tout près désormais, Depuis que nous foulons la même sphère Et pouvons sentir son étrange pédalier rouler sous nos pieds,Lire la suite « L’Air d’hier »
Golden Gate
Saurons-nous jamais L’été Saurons-nous jamais Si nos cœurs auraient aimé S’éprendre Saurons-nous un jour Le chant Saurons-nous un jour Si nos voix auraient uni Leurs cendres Saurons-nous enfin La mer Saurons-nous enfin Si nos âmes à l’horizon seraient allées Pour se perdre ensemble
Une petite Escale
Sur le lac, une barque bleue Dans les champs, du blé vert et sinueux Sur le chemin, des pas comme un souffle orageux Sur mes mots, deux yeux mystérieux
J’ai sur la main
J’ai sur la main plusieurs phalanges Et une infinité de plis Que tes caresses moissonnent Pour récolter les fruits J’ai sur la paume quelques sillages Que ton visage parcourt quand je l’enrobe Et que tes cils dessinent Quand tes paupières s’endorment J’ai entre les doigts Un espace creusé pour toi Où nos mains s’enchâssent EtLire la suite « J’ai sur la main »
Nu-pieds
A l’école des nu-pieds Passent parfois de chétifs écoliers Ils ont leurs rêves comme cartable L’amour Pour seul crayon Le cœur Pour seul cahier Ils entrent la mèche égarée Le regard en friche Et derrière les trous de leur blouson, on lit « Ici on apprend à aimer »
Poètes d’essai
Ah ! Qu’ils ont l’allure fière, Les chercheurs de mots ! Avec leur casque clos Et leurs lunettes claires Ils montent en leur cœur Tels des aviateurs Saluent l’azur D’un geste sûr Ils ont posé à terre Leur parachute et les paratonnerres ; Là où ils vont ils ne serviraient à rien : Leurs sentiments seront trop haut, tropLire la suite « Poètes d’essai »